Mort d’une femme autochtone à Joliette: qui assure le respect des droits et de la dignité des populations autochtones au sein du système public québécois?

WENDAKE, Québec, 29 sept. 2020 (GLOBE NEWSWIRE) -- Le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ) tient à exprimer ses plus sincères condoléances et son soutien à la famille et aux proches de Joyce Echaquan, femme autochtone décédée dans des circonstances tragiques lundi à l’hôpital de Joliette.

Cet évènement s’ajoute à plusieurs tragédies cumulées au cours des dernières années concernant les Autochtones au sein des services publics québécois. Dans les services policiers, les hôpitaux, les services de protection à la jeunesse et les tribunaux, le racisme institutionnel a été, à maintes reprises, documenté dans des rapports et des Commissions. Les nombreux cas survenus au cours des dernières années ainsi que les nombreux témoignages entendus nous permettent malheureusement d'affirmer que les Autochtones, principalement les femmes, ont raison de ne pas se sentir en confiance lorsque vient le temps de mettre leur vie et leur santé, ainsi que celle de leur famille, entre les mains des services publics québécois.

Il est maintenant temps de se poser de sérieuses questions sur l’imputabilité de l’État en matière de bienveillance et de sécurité dans ses propres services.  

Tanya Sirois, directrice générale du RCAAQ

À la veille du premier anniversaire du dépôt du rapport de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec, il serait utopique de penser qu'une année seulement aurait changé près de 150 ans de politiques d’assimilation et de colonialisme. Il y a encore énormément de travail à faire pour corriger de nombreuses injustices, cependant, il est essentiel que le Gouvernement du Québec commence par reconnaître la nécessité d'agir pour enrayer le racisme systémique envers les Autochtones au sein des institutions publiques.

Un changement radical est réclamé. Les Autochtones ne sont pas en sécurité dans le système public québécois. En espérant que les autorités concernées lèvent le voile sur ce drame et qu’on ne tentera pas de protéger les personnes responsables comme cela a été vu dans le passé dans des dossiers impliquant des victimes autochtones.

Philippe Meilleur, président du RCAAQ

Les évènements entourant la mort de cette femme autochtone à Joliette doivent faire l’objet d’une enquête poussée, en plus d’initier un réel engagement venant directement des dirigeants d’institutions publiques au Québec.

Depuis plusieurs années, les Centres d’amitié autochtones au Québec sensibilisent les gouvernements sur les enjeux vécus par les Autochtones. Il est de notre responsabilité collective de veiller aux mieux-être des Autochtones. Ayons le courage d’agir ensemble pour que le décès tragique de Joyce Echaquan ne tombe pas dans l’oubli. Agissons collectivement pour un véritable changement!

Source :Flore Bibeau, conseillère en communication
 RCAAQ
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