Quel impact le confinement a-t-il eu sur notre consommation d'énergie ?

Le confinement et les nouveaux usages en matière de collaboration à l’image du télétravail ont fortement fait évoluer les mentalités. Dans ce contexte, le home office devient aujourd’hui la norme dans de nombreux domaines et plusieurs millions de personnes voient désormais en leur logement un prolongement de leur bureau.

Cela est vrai pour de nombreuses professions, quelles que soient les catégories socioprofessionnelles. Bien que ce mode de collaboration ait pu révéler de nombreux avantages : augmentation de la productivité, économies liées au transport, etc., il a également eu de nombreuses répercussions au niveau de la consommation d’énergie domestique.

Un poste énergétique en hausse croissante

Comme nous l’avons vu, la consommation d’énergie domestique va continuer de croitre significativement ces prochains mois, notamment avec le développement du télétravail et l’arrivée de l’automne et de l’hiver. Cela va se traduire par une augmentation importante des dépenses pour chauffer son logement par exemple.

Les temps de chauffages seront rallongés. Au final, ces dépenses additionnelles devraient fragiliser encore un peu plus le pouvoir d’achat des ménages, notamment ceux des plus faibles. Rappelons que le poids de la dépense énergétique liée à la consommation d’énergie domestique est l’une des principales dépenses contraintes des ménages.

L’importance de faire évoluer l’habitat

Au regard de ces éléments, une prise de conscience des pouvoirs publics, des ménages et des professionnels de la filière énergétique est fondamentale. Dans ce contexte, sur le plan de relance de 100 milliards récemment annoncé, 30 milliards devraient être alloués à la transition écologique. Nul doute qu’une partie importante sera attribuée à la rénovation énergétique des bâtiments (estimée à 7 milliards). De plus, il est important de ne pas ajouter une crise financière et la précarité à la crise sanitaire que nous connaissons et qui semble ressurgir à l’échelle mondiale. Sur ce point, de nombreux dispositifs ont aujourd’hui vu le jour pour permettre aux particuliers et principalement aux plus vulnérables de ne plus vivre dans des passoires thermiques. Dans ce contexte, sur tout le territoire, des centaines de chantiers ont vu le jour et ont permis à de nombreux ménages de rénover leurs logements afin de les rendre moins énergivores.

Cette tendance de fond est d’ailleurs amplifiée par les bailleurs sociaux qui ont également pris le chemin de la rénovation énergétique pour moderniser leur parc, le valoriser et offrir aux ayants droit des logements respectueux de l’environnement, moins énergivores et générateurs d’économies.

La crise sanitaire et le confinement ont donc mis encore plus en avant la nécessité pour chacun de pouvoir accéder à des logements moins énergivores et permettant de vivre dignement sans avoir à dépenser un budget important pour chauffer son foyer. Ce besoin simple et fondamental est indiscutablement une urgence sociale qui doit être traitée avec le plus grand soin.

Par David Bismuth, Directeur Général eco environnement