Les plus jeunes emprunteurs à la tête de la croissance du crédit à la consommation au Canada

TORONTO, 01 mars 2018 (GLOBE NEWSWIRE) -- Alors que la dette à la consommation canadienne continue de grimper, le dernier Rapport sur les données du secteur canadien de TransUnion (NYSE:TRU) révèle que les emprunteurs issus des générations Y et Z jouent un rôle de premier plan dans cette croissance.

Le solde moyen des prêts à la consommation non hypothécaires a augmenté de 4,3 % entre les quatrièmes trimestres de 2016 et 2017 et a clôturé l’exercice à 29 312 USD. Cependant, les consommateurs issus des générations Y (nés entre 1980 et 1994) et Z (nés en 1995 ou après) ont enregistré respectivement des hausses annuelles beaucoup plus importantes de 12,6 % et 22,9 %.

« Alors que la dette des ménages au titre de la consommation continue d’augmenter, il est clair que les plus jeunes générations jouent un rôle crucial sur le marché du crédit à la consommation », a déclaré Matt Fabian, directeur de la recherche et des données du secteur de TransUnion Canada. « Les membres de la génération Y supportent davantage de charges en raison d’événements marquants les incitant à mettre la main au portefeuille. Beaucoup d’entre eux ont à présent des enfants à charge, achètent des maisons et acquièrent d’autres véhicules. Ces frais peuvent être financés en contractant des emprunts supplémentaires. Ainsi, cette croissance de la dette n’est guère étonnante. »

TransUnion a également constaté que le taux élevé de croissance des soldes de la génération Z, bien que d’un niveau de base nettement inférieur, est également attendu. Ces jeunes consommateurs intègrent pour la première fois le marché du travail et fondent un ménage, des étapes qui augmentent également la demande de crédit.

« Il est intéressant de constater que la croissance de la génération Z est rapide, mais il s’agit également de la seule génération dont le taux de défaillance sur la dette a augmenté au cours de l’exercice précédent », a poursuivi Matt Fabian. « La cause pourrait être le fait qu’ils ignorent comment gérer leurs obligations de crédit et qu’ils ne remboursent pas leurs dettes de manière régulière, ce qui correspond selon nous à leur profil de risques qui est généralement non optimal par rapport aux générations précédentes. Ces nouveaux consommateurs doivent apprendre qu’il est important de préserver leur situation financière. Nous avons constaté que les outils de formation au crédit fournis par les institutions financières, comme la surveillance du crédit et les simulateurs de notations, peuvent être très efficaces pour induire des comportements positifs liés au crédit, réduire les taux de défaillance et augmenter les notations de crédit. »

Le rapport de TransUnion a révélé que, dans l’ensemble, les taux de défaillance des consommateurs en souffrance depuis 90 jours ou plus ont diminué de 23 points de base au cours de 2017 pour atteindre 5,32 %. Alors que les taux de défaillance grave de la génération Z ont augmenté de 39 points de base, les taux de défaillance de la génération Y ont diminué de 69 points de base en 2017.

Comparaison de la performance de crédit par génération
GénérationSolde moyen

non hypothécaire

au T4 2017
Changement
d’une année à l’autre

de la croissance
des soldes

(%)
Taux moyen de
défaillance de + de 90 jours
du crédit
à la consommation
au T4 2017
Changement de la

Défaillance
d’une année à l’autre

(en pdb)
Tous les Canadiens29 312$4.3%5.32%-23
Baby Boomers36 042$0.9%3.62%-10
Génération X41 140$7.3%6.32%-35
Milléniaux21 252$12.6%7.60%-69
Génération Z6 871$22.9%5.85%+39

La performance des plus jeunes générations en matière de crédit est particulièrement importante en raison du rôle de plus en plus important qu’elles jouent sur l’ensemble du marché canadien du crédit. En effet, la part de tous les consommateurs actifs en matière de crédit au niveau des générations Y et Z est passée de 28,0 % au quatrième trimestre de 2015 à 30,0 % au quatrième trimestre de 2016, puis à 31,6 % au quatrième trimestre de 2017, soit une hausse de 12,2 % rien qu’au cours des deux dernières années. À l’inverse, entre le quatrième trimestre de 2015 et celui de 2017, la part d’emprunteurs de la génération du baby-boom (nés entre 1946 et 1964) a reculé de 3,4 %, tandis que celle de la génération X (nés entre 1965 et 1979) a diminué de 1,6 %.

« La génération Y représente déjà une part importante de la dynamique du crédit à la consommation au Canada. À vrai dire, les membres de la génération Y ont dépassé ceux de la génération X en termes de part de marché pour le crédit à la consommation à la fin de l’année 2016 et cette situation s’est poursuivie en 2017 », a déclaré M. Fabian. « La conséquence attendue la plus importante est représentée par la génération Z, même si elle ne représente actuellement que 7 % de tous les consommateurs de crédit au Canada. La part des consommateurs de la génération Z augmentera considérablement au cours des prochaines années puisque l’on s’attend à ce qu’ils passent d’environ 25 % de la population actuellement à 30 % dans quelques années en raison de l’obtention pour beaucoup d’entre eux et pour la première fois d’un produit de crédit. Les prêteurs doivent comprendre les besoins et les préférences en matière de crédit de ce segment en pleine croissance afin de servir efficacement ces consommateurs dans les années à venir. »

Performance solide du crédit tout en surveillant les taux d’intérêt
Le dernier Rapport sur les données du secteur de TransUnion a également montré que le marché du crédit à la consommation se porte bien. La combinaison globale de niveaux de risque des consommateurs canadiens s’est améliorée. En effet, 68 % des consommateurs ont obtenu une cote de risque préférentielle, voire meilleure, soit une hausse de 2,3 % par rapport à l’année dernière. Le nombre de consommateurs ayant accès au crédit a également augmenté d’environ 0,4 % l’année dernière, s’élevant ainsi à 28,5 millions.

Les niveaux de défaillance grave pour l’ensemble des principaux produits de crédit demeurent à des niveaux relativement faibles, bien que les récentes hausses des taux de la Banque du Canada commencent à toucher certains consommateurs.

Crédit à la consommation/taux de défaillance de paiement pour le Canada au T4 2017 
 Solde moyen annuelPourcentage de changement annuelTaux de défaillance grave*Point de base (en pdb)
Les cartes de crédit4 154$2.53%3.14%+1 pdb
Prêts à tempérament30 950$9.43%3.97%+14 pdb
Prêts automobiles20 956$2.96%1.89%+8 pdb
Marges de crédit35 895$1.53%1.09%-13 pdb
Prêts hypothécaires256 500$4.70%0.49%- 7 pdb

* Le taux de défaillance grave est de 60 jours de retard ou plus pour tous les produits de crédit, à l’exception des cartes de crédit (90 jours ou plus)

« La plupart des consommateurs ne seront pas affectés de manière significative par la hausse des taux de la Banque du Canada. Cependant, en utilisant nos données relatives au crédit de nouvelle génération CreditVision qui permettent de cerner les tendances et les comportements en matière de montant de paiement, nous commençons à constater une légère hausse des taux de défaillance parmi les poches de consommateurs vulnérables à un choc de taux d’intérêt », a déclaré M. Fabian.

En 2017, TransUnion a observé une augmentation du taux de défaillance de plus de 90 jours chez les consommateurs qui en général ont seulement effectué leurs paiements mensuels minimum ou un peu plus. Le pourcentage de ces consommateurs a augmenté de 2,9 % au cours de la dernière année pour atteindre environ 120 000 consommateurs.

« Ces consommateurs sont parmi les plus vulnérables aux hausses des taux d’intérêt. Le fait qu’ils ne remboursent que le montant minimum requis de leur dette tous les mois indique qu’ils ne disposent guère de marge en cas de hausse du montant minimum mensuel à payer. Bien qu’il s’agisse d’un pourcentage relativement faible de la population totale ayant recours au crédit à la consommation, les prêteurs doivent repérer les consommateurs les plus exposés aux hausses de taux d’intérêt et intégrer ces données dans leurs stratégies de gestion de portefeuille et de clientèle. », a ajouté M. Fabian.

Disparité régionale

Alors que la plupart des régions du Canada ont enregistré des niveaux de défaillance relativement faibles au cours des trois dernières années, deux provinces ont fait figure d’exception : l’Alberta et la Saskatchewan. La chute massive des cours du pétrole entre 2014 et 2016 a eu une incidence négative sur la performance du crédit à la consommation en Alberta et en Saskatchewan, mais ces risques peuvent également s’atténuer.

« Les conditions économiques se sont améliorées durant plusieurs trimestres dans ces deux provinces riches en pétrole, mais cette amélioration ne s’est pas reproduite dans le comportement du crédit à la consommation », a déclaré M. Fabian. « Nous commençons à le constater à présent, les taux de défaillance commençant enfin à diminuer sur une base annuelle alors que les augmentations du niveau d’endettement ont ralenti dans ces provinces. »

Le solde moyen des prêts non hypothécaires par consommateur en Alberta et en Saskatchewan a progressé, mais est demeuré inférieur à la moyenne nationale, s’élevant respectivement à 1,7 % et 2,6 %. Bien que les soldes en dollars réels demeurent supérieurs à la moyenne nationale, TransUnion a observé un ralentissement de cette tendance de croissance. Il est également rassurant de constater que le taux de défaillance de plus de 90 jours a diminué dans les deux provinces (baisse de 4 pb en Alberta et de 24 pb en Saskatchewan).

L’Ontario a connu la plus forte augmentation annuelle des prêts à la consommation non hypothécaires moyens avec une hausse de 6,2 % pour atteindre 30 191 $. « Cette croissance semble être imputable à un certain nombre de facteurs, notamment les prêts automobiles, grâce auxquels les consommateurs de l’Ontario ont enregistré les plus fortes augmentations en pourcentage du volume et du montant moyen des prêts automobiles. Nous avons également constaté des augmentations importantes des marges de crédit et des prêts hypothécaires, sans doute en raison de l’appréciation de la valeur de l’avoir propre foncier, particulièrement dans la région du Grand Toronto », a ajouté M. Fabian.

Même si les consommateurs québécois demeurent les moins endettés, avec des prêts à la consommation non hypothécaires moyens de 22 543 $, la province a connu une hausse de 3,1 % par rapport à l’année précédente, marquant ainsi le troisième trimestre consécutif de croissance des soldes. Les taux de défaillance grave au Québec demeurent très bas et bien inférieurs à la moyenne nationale s’élevant à 4,3 % (soit une baisse annuelle de 7 pb).

De plus amples renseignements sur le Rapport sur les données du secteur canadien de TransUnion au quatrième trimestre de 2017, y compris des détails sur une gamme de produits de crédit, se trouvent ici. Veuillez consulter le site Internet suivant pour vous inscrire au Webinaire de TransUnion sur les données du secteur au quatrième trimestre de 2017, prévu le 7 mars à 14 h (HE).

À propos du Rapport sur les données du secteur canadien de TransUnion
Le Rapport sur les données du secteur canadien de TransUnion est une solution approfondie et complète basée sur la totalité de la population qui fournit chaque trimestre des renseignements statistiques à partir de la base de données de crédit à la consommation nationale de TransUnion et prend en compte pratiquement chaque dossier de crédit actif. Chaque dossier contient des centaines de variables de crédit qui illustrent l’utilisation et les performances des crédits à la consommation. En s’appuyant sur le Rapport sur les données du secteur, les institutions de différents secteurs peuvent analyser la dynamique du marché au cours d’un cycle économique complet afin de comprendre le comportement des consommateurs au fil du temps et d’une région à l’autre du Canada. Afin d’en savoir plus sur le Rapport sur les données du secteur et de s’y abonner, les entreprises peuvent se rendre à l’adresse suivante : http://www.transunioninsights.ca/IIR/.

À propos de TransUnion (NYSE:TRU)
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