L’Europe peut tirer profit de la prochaine vague d’innovation

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Nicholette McDonald-Brown

L'Europe accuse un retard technologique par rapport aux États-Unis et à la Chine. Le Vieux Continent n’a pas encore été capable d’enfanter des géants technologiques comme ceux qui existent aux États-Unis et en Chine. Mais les prestations du passé ne sont pas une garantie pour l’avenir. Les technologies émergentes pourraient chambouler les modèles de rentabilité existants et faire des gagnants d’aujourd’hui, les perdants de demain. L’Europe a toutes ses chances de tirer profit de la nouvelle vague d’innovation qui s’annonce, écrit Nicholette McDonald-Brown, gestionnaire de fonds chez Schroders .

Depuis 2014, les entreprises technologiques représentent 42% des bénéfices sur les marchés des actions aux États-Unis. La domination des entreprises américaines et chinoises est liée à l’adoption généralisée d’internet à la fin des années ‘90. Grâce à la taille gigantesque des marchés intérieurs américain et chinois, les nouvelles technologies ont permis aux entreprises locales de passer rapidement à une échelle supérieure et d’obtenir d’importants effets de réseau. C’est ainsi que les startups américaines et chinoises liées à l’internet sont devenues les géants technologiques que l’on connaît aujourd'hui et qui dominent le marché : Facebook , Amazon , Netflix, Alphabet, Alibaba et Tencent. En Europe, les différences nationales ont constitué un frein à la réalisation des mêmes économies d’échelles et à l’émergence de géants technologiques européens.

Du consommateur à l’industrie

Les marchés américains et chinois ont surtout profité du succès d’internet auprès du consommateur. C’est là-dessus que sont basés les modèles d’entreprise. La force de l’Europe réside surtout dans les technologies qui sont en voie de développement. Les entreprises traditionnelles utilisent de plus en plus internet. L’accent se déplace du consommateur vers l’industrie et le riche héritage industriel de l’Europe fait le jeu des entreprises technologiques européennes. Il n’est pas impossible que ces dernières prennent la tête de ce que l’on appelle l’internet industriel.

SAP AG et semi-conducteurs

La société allemande SAP AG par exemple propose un logiciel d’entreprise permettant de consulter en temps réel la production industrielle, ce qui est indispensable dans l’automatisation des processus. Pour créer un tel logiciel, il faut posséder une connaissance fine des processus industriels. Nicholette McDonald-Brown pointe aussi la technique sous-jacente des véhicules électriques. Beaucoup de sous-traitants sont européens. L’industrie européenne des semi-conducteurs possède les connaissances nécessaires pour produire des voitures électriques. La société allemande Infineon par exemple est le plus gros producteur mondial de semi-conducteurs qui gèrent les voltages énormes utilisés dans les voitures électriques.

L’héritage européen est un espoir pour demain

Jusqu’à ce jour, l’Europe n’a pas encore enfanté de géants technologiques comme aux États-Unis et en Chine. La valeur du marché de l’ensemble du secteur technologique européen ne représente que 8% du secteur technologique américain. Mais il existe cependant en Europe une relation étroite entre technologie et industrie. Cette relation bénéfique est porteuse de perspectives une fois que l’industrie s’ouvrira de plus en plus aux nouvelles technologies.

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