L’actualité dominée par les banques centrales

Marc Craquelin, Directeur de la Gestion d'Actifs, La Financière de l’Echiquier

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Marc Craquelin

Semaine de légère hausse sur les marchés actions, sur fond d’actualité macroéconomique dominée par l’action des banques centrales.

Mercredi, la Réserve fédérale des Etats-Unis (FED) a annoncé, sans surprise, qu’elle maintenait inchangé le niveau de ses taux directeurs. En l’absence de conférence de presse de Janet Yellen, peu d’annonces étaient attendues de cette réunion du FOMC et c’est essentiellement le ton du communiqué qui a été regardé. Il s’est voulu plus positif sur l’économie, la banque centrale soulignant notamment que "les risques à moyen terme sur les perspectives économiques ont diminué". Pour autant, les anticipations de hausse de taux ne sont pas significativement remontées. Nous continuons de penser que la possibilité d’une hausse des taux de la FED en 2016 est insuffisamment intégrée par les marchés.

Vendredi, c’est la Banque du Japon (BoJ) qui a annoncé qu’elle maintenait elle aussi le niveau de ses taux ainsi que la taille de son programme de rachat de dette souveraine. C’est une déception par rapport aux attentes des marchés, mais un moyen pour la BoJ de transférer la pression sur le gouvernement, qui doit présenter le 2 août les détails du plan de relance massif annoncé mercredi, d’un montant de 28 000 milliards de yen (soit près de 240 milliards d’euro).

Le même jour était publiée la première estimation du PIB américain pour le 2ème trimestre. Il est ressorti en croissance de 1,2%, bien en-dessous des anticipations (+2,6%). Un chiffre impacté par la dynamique des stocks des entreprises qui ont baissé au cours du trimestre. Corrigé des stocks, le PIB a progressé de 2,4%, une croissance essentiellement alimentée par la consommation des ménages, qui a bondi de 4,2%, tandis que les investissements fixes sont à la baisse.

Les résultats des « stress tests » bancaires ont également été annoncés vendredi soir - décidément une journée chargée. Très attendus du fait des craintes relatives au système bancaire italien, ils n’ont pas livré de grande surprise. Seule Banca Monte Dei Paschi est ressortie avec un capital négatif dans le scénario de stress. On notera que, de façon générale, les résultats sont globalement bien plus solides que ceux des stress tests de 2014.

En parallèle de cette actualité macroéconomique soutenue, les marchés ont été alimentés par la publication de nombreux résultats d’entreprises. Ils continuent d’être globalement très bons des deux côtés de l’Atlantique. Aux Etats-Unis, où les deux tiers des entreprises du S&P 500 ont à présent publié, le taux de surprise positive dépasse les 80%. Il est également de près de 60% en Europe.