L’achat d’obligations des entreprises par la BCE encourage les programmes de rachat par les entreprises de leurs propres actions

Quelles sont les implications éventuelles du programme d’achat d’obligations de type investment grade d’entreprises non financières par la BCE ( programme d'achat de titres du secteur des entreprises - CSPP)? Selon l’équipe multi-actifs de Schroders , il est encore difficile de dire dans quelle mesure les faibles taux d’emprunt profitent aux entreprises européennes.

Pour faire simple, quand une entreprise a un excédent de liquidités, elle peut l’utiliser de trois manières différentes: accroître son encaisse, augmenter ses dépenses en capital ou restituer le capital aux actionnaires. Selon Schroders , c’est cette dernière possibilité qui risque de s’imposer. Une encaisse trop abondante attire les critiques des actionnaires. Depuis toujours, les sociétés américaines donnent la préférence au rachat de leurs propres actions, tandis que les entreprises européennes préfèrent verser des dividendes.

Compte tenu des frais d’emprunt peu élevés et des possibilités d’investissement limitées en Europe, Schroders pense que les entreprises européennes seront enclines à distribuer des dividendes de plus en plus élevés à leurs actionnaires. Mais à cause du sentiment négatif concernant une révision à la baisse des dividendes distribués, les entreprises européennes pourraient changer de stratégie et opter plutôt pour des programmes de rachats de leurs propres actions.

Pour Schroders , le rachat d’actions peut avoir un impact positif sur le cours des actions, mais il ira de pair avec une détérioration du taux d’endettement des entreprises concernées.