Les Canadiens naviguent dans des zones grises lorsqu'il s'agit de dissimuler leur utilisation des outils d'IA pour améliorer leur performance au travail et font face à des réalités en matière de sécurité et d'exactitude lorsqu'ils utilisent des outils d'IA publics pour leurs finances personnelles ou leur déclaration de revenus
CALGARY, Alberta, 14 avr. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Les Canadiens sont ouverts à accueillir l’intelligence artificielle (IA) à la maison, au travail, dans la gestion de leurs finances et même comme partenaire romantique. Toutefois, bon nombre d’entre eux prennent des risques en saisissant des renseignements personnels ou financiers sensibles dans des outils d’IA ouverts ou publics, révèle un nouveau sondage de H&R AG Block Canada.
Au-delà de leur utilisation de l’IA au travail et pour leurs finances personnelles, de nombreux Canadiens, particulièrement les plus jeunes, se disent ouverts à intégrer de futures innovations dans de multiples aspects de leur quotidien : promeneurs de chiens robotisés, aides ménagères, conseillers financiers, voire partenaires romantiques. Toutefois, plusieurs n’ont pas pleinement mesuré les risques et les limites associés aux outils d’IA ouverts, notamment lorsqu’il s’agit de gérer des renseignements financiers sensibles ou de produire leurs déclarations de revenus. Le sondage de H&R AG Block met en lumière les perceptions et les usages de l’IA chez les Canadiens, tant en milieu professionnel que dans la gestion de leurs finances, ainsi que leur ouverture à des innovations encore émergentes.
Les risques liés à l’utilisation de l’IA pour produire sa déclaration de revenus. L’intelligence artificielle continue de transformer pratiquement tous les aspects de notre quotidien. Toutefois, lorsqu’il s’agit de produire sa déclaration de revenus, l’utilisation d’outils d’IA gratuits ouverts ou publics comme ChatGPT, Alphabet Gemini ou Microsoft Copilot comporte des risques et des limites. Ces outils peinent à intégrer l’évolution constante des déductions, crédits et prestations offerts aux Canadiens, qui varient selon la situation personnelle de chacun. Ils peuvent ainsi générer des réponses inexactes, désuètes ou trompeuses présentées comme des faits, appelées hallucinations.
« Contrairement aux outils d’IA d’entreprise fermés, intégrés aux systèmes des organisations et utilisés uniquement par leurs clients où les données ne sont pas partagées à l’extérieur, les outils d’IA ouverts comportent à la fois des risques et d’importantes limites lorsqu’il s’agit de saisir des renseignements financiers personnels ou de produire ses déclarations de revenus », explique Yannick Lemay, expert fiscal chez H&R AG Block.
« Les plateformes d’IA publiques ne sont pas formées en fonction des changements constants, touchant les centaines de crédits et de prestations fiscales offerts, et la réalité est que la situation fiscale de chaque Canadien est unique, reposant sur de nombreux facteurs auxquels ces outils n’ont pas accès. Cela peut mener à des conseils fiscaux inexacts, faire en sorte que des Canadiens passent à côté de remboursements auxquels ils ont droit, ou encore entraîner des examens de l'Agence du revenu du Canada, voire des pénalités.»
Les Canadiens ont des perceptions mitigées et des préoccupations de sécurité concernant l’utilisation des outils d’IA ouverts pour leurs finances personnelles. Près d’1 Canadien sur 10, soit 9 % (8 %), affirme avoir utilisé des outils d’IA pour gérer ses finances ou pour l’aider à produire sa déclaration de revenus. Alors qu’environ 21 % (23 %) des Canadiens n’ont pas utilisé d’outils d’IA pour gérer leurs finances, ils se disent à l’aise de le faire, comparativement à 56 % (55 %) qui ne se sentent pas à l’aise. Une proportion de Canadiens ne sait pas non plus si elle a utilisé des outils d’IA pour gérer ses finances.
Les systèmes d’IA ouverts eux-mêmes mettent en garde contre l’entrée de données financières sensibles et soulignent leurs limites en matière de déclarations de revenus. Contrairement aux outils d’IA fermés intégrés aux systèmes des entreprises, où les données ne sont pas partagées à l’extérieur, ce n’est pas le cas des outils d’IA ouverts gratuits ou publics. Dans plusieurs cas, les outils d’IA par abonnement ou payants sont fermés afin que les données saisies ne soient pas partagées publiquement; toutefois, certains outils payants reposent également sur des systèmes ouverts. Lorsqu’on lui a demandé son avis sur l’utilisation des plateformes d’IA publiques pour les finances personnelles ou les conseils fiscaux, ChatGPT a partagé son point de vue :
« Les outils d’IA publics ou à usage général ne devraient pas être considérés comme un endroit sécuritaire pour entrer des informations financières personnelles à des fins de conseils fiscaux », a déclaré ChatGPT. « Les Canadiens devraient faire preuve de prudence, car les informations fournies peuvent ne pas être exactes, à jour ou adaptées à leur situation spécifique. Ces outils peuvent faire des erreurs ou transmettre des informations désuètes. »
Les Canadiens réagissent fortement aux enjeux de sécurité lorsqu’ils prennent connaissance de la différence entre les outils d’IA ouverts et fermés. Dans l’ensemble, 82 % (80 %) des Canadiens affirment ne pas être à l’aise d’entrer des informations personnelles ou financières dans un outil d’IA ouvert pour gérer leurs finances lorsqu’ils comprennent la différence entre les systèmes d’IA ouverts et fermés. De plus, 90 % (88 %) se disent préoccupés par les implications en matière de sécurité liées à l’entrée de renseignements financiers sensibles comme leur salaire, leur situation personnelle ou leurs dépenses dans des outils d’IA ouverts pour les aider à produire leur déclaration de revenus. Environ 40 % (41 %) affirment ne pas avoir auparavant réfléchi aux risques associés à l’entrée de renseignements financiers sensibles dans des outils d’IA ouverts comme ChatGPT, Alphabet Gemini ou Microsoft Copilot.
Un Canadien sur cinq est prêt à prendre le risque d’entrer des informations financières sensibles dans des outils d’IA ouverts. Malgré le fait que 90 % (88 %) des Canadiens soient préoccupés par les enjeux de sécurité, 1 Canadien sur 5 (20 %) estime que cela vaut le risque afin d’obtenir du soutien ou des conseils de l’IA, et 17 % (19 %) affirment que la commodité de ces outils justifie leur utilisation pour gérer leurs finances. De plus, 19 % (18 %) ne se disent pas préoccupés par l’entrée de leurs informations personnelles ou financières, estimant que celles-ci se perdraient dans le volume de données traitées par ces outils.
Les outils d’IA ouverts risquent de ne pas tenir compte des changements fiscaux en vigueur cette saison. H&R AG Block Canada souligne les nombreux changements fiscaux provinciaux et fédéraux qui ont un impact sur la saison des impôts actuelle et qui pourraient ne pas être correctement pris en compte par des outils d’IA non entraînés. Par exemple, le remboursement pour le carbone du Canada a été éliminé le 1er avril 2025, mais les modèles d’IA ouverts pourraient ne pas indiquer que les personnes n’ayant pas produit leur déclaration de revenus de 2024 doivent le faire avant le 30 octobre 2026, sans quoi elles perdront définitivement ce montant. D’autres changements incluent la réduction du taux d’imposition fédéral le plus bas, passant de 15 % à 14 % à compter du 1er juillet 2025, une transition en cours d’année que les outils d’IA pourraient mal interpréter. Parmi les autres modifications fiscales que les outils d’IA ouverts non entraînés risquent de mal interpréter figurent : les changements au remboursement de la TPS pour les nouvelles habitations (offrant un remboursement de 100 % de la TPS pour les habitations neuves d’une valeur allant jusqu’à 1 million de dollars pour les acheteurs d'une première propriété admissibles), le crédit pour l’épicerie et les biens essentiels (anciennement le crédit pour la TPS/TVH), l’Allocation canadienne pour enfants, le crédit d’impôt pour personnes handicapées, la prestation canadienne pour les travailleurs, et plusieurs autres.
Comment les Canadiens utilisent l’IA au travail et les perceptions entourant les préjugés liés à son usage. Les résultats du sondage révèlent qu’environ 4 Canadiens actifs sur 10 (39 %) utilisent des outils d’IA pour les aider dans leur travail au quotidien, certains ressentent toutefois le besoin de le cacher à leurs collègues ou à leurs supérieurs. Bien que 90 % des utilisateurs d’IA estiment qu’il est acceptable d’y recourir pour accomplir leur travail, plusieurs perçoivent encore des préjugés entourant son utilisation :
Efficacité et performance : les principaux moteurs d’utilisation de l’IA au travail. Parmi les Canadiens qui utilisent des outils d’IA dans leur travail quotidien : 86 % affirment que l’IA leur permet d’être plus efficaces, en réduisant le temps nécessaire pour accomplir certaines tâches. 81 % disent que cela améliore leur performance globale au travail et 77 % estiment que l’IA contribue à améliorer la qualité de leur travail.
Les Canadiens ouverts aux innovations futures en IA alliant amour, amitié et soutien pratique au quotidien. Lorsqu’il est question des avancées futures en intelligence artificielle, les Canadiens se montrent ouverts à une variété d’usages potentiels. Toutefois, leurs principaux intérêts se concentrent sur des solutions concrètes facilitant la vie de tous les jours, comme un assistant personnel, une aide ménagère ou d’autres astuces pratiques, notamment :
À propos du sondage : Ces résultats sont issus d’un sondage mené par H&R AG Block du 19 au 23 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 545 Canadiens membres du Forum Angus Reid. À titre comparatif seulement, un échantillon probabiliste de cette taille comporterait une marge d’erreur de ± 2,53 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Dans certains cas, les données ont été pondérées afin d’exclure les répondants auxquels la question ne s’appliquait pas.
À propos de H&R AG Block Canada : Partenaire de confiance des Canadiens depuis plus de 60 ans, H&R AG Block Canada est le chef de file en matière de fiscalité au pays. Son équipe de Pros de l’impôt, qui assure un service dans près de 1 000 bureaux au pays, dont plusieurs sont exploités par des franchisés canadiens, utilise les dernières technologies et une expertise concrète pour aider les gens à produire leur déclaration de revenus en personne ou par voie électronique, ou à l’aide de son logiciel d’impôt primé, nommé deux années consécutives Meilleur logiciel d’impôt par moneyGenius.ca. H&R AG Block Canada peut aider les particuliers, ainsi que les petites et les grandes entreprises à préparer leur déclaration de revenus, en plus de s’occuper des impôts américains, de revenus de location ou de succession et de fiducie. Le programme de formation complet de H&R AG Block, l’Académie fiscale, aide nos Pros de l’impôt à mettre continuellement à jour leurs compétences. Pour en savoir plus, visitez www.hrblock.ca/fr/ ou appelez au 1-800-HRBLOCK.
Pour de plus amples renseignements : H&R AG Block Canada (a/s de Ketchum):
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