Une analyse médico-économique, la première du genre, montre que le recours précoce à des tests de diagnostic rapides pour soigner le sepsis pourrait sauver des milliers de vies au Canada et réduire les coûts du système de santé dans les pays du G7

Chaque année, 42 000 Canadiens sont hospitalisés pour des infections sanguines. De nouvelles études montrent que des diagnostics rapides pourraient éviter que 2 400 de ces patients ne développent un sepsis chaque année, et feraient économiser 42 millions de dollars au système de santé canadien

SAINT LAURENT, Québec, 20 avr. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- bioMérieux, acteur mondial dans le domaine du diagnostic in vitro, annonce la publication d’une analyse médico-économique internationale évaluant l’impact de l’utilisation précoce de tests rapides d’identification et de sensibilité aux antibiotiques (ID/AST) chez les patients atteints d’infections du sang à risque élevé de sepsis.

Cette analyse est la première à démontrer que le recours précoce à des tests de diagnostic rapides peut réduire les cas évitables de sepsis, améliorer l’état clinique et générer des économies significatives pour les systèmes de santé, et ce, de manière constante dans l’ensemble des pays étudiés. Réalisée par l’Office of Health Economics (OHE), l’un des principaux organismes indépendants de recherche en économie de la santé au monde, cette analyse a porté sur les systèmes de santé du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis.

« Le sepsis reste l’une des principales causes de décès évitables au Canada. Bien qu’un plan d’action national contre le sepsis ait été proposé, son adoption et sa mise en œuvre restent inégales à travers le pays. Cette analyse fournit aux décideurs politiques, aux réseaux hospitaliers et aux autorités sanitaires provinciales les données nécessaires pour passer à l’action. Chaque patient canadien atteint d’une infection sanguine mérite d’avoir accès à des diagnostics rapides au moment où cela compte le plus », explique Jessica Blavignac, directrice des affaires scientifiques et médicales chez bioMérieux.

Des besoins médicaux non satisfaits dans la prise en charge du sepsis
Le sepsis, une réaction potentiellement mortelle à une infection, est responsable de près de 21 millions de décès chaque année dans le monde.i Il constitue la première cause de décès évitable au Canada, et un décès sur 18 lui est attribuable.ii Les premières heures de la prise en charge du sepsis sont déterminantes : l’administration rapide d’un traitement antibiotique ciblé est un facteur clé de la survie. Or, les méthodes de diagnostic conventionnelles ne livrent des résultats qu’au bout de deux à trois jours, ce qui contraint les cliniciens à prendre des décisions thérapeutiques cruciales sur la base d’informations incomplètes.iii

En conséquence, près d’un patient sur cinq atteint d’une infection du sang reçoit un traitement initial inadapté, ce qui augmente le risque de complications et les coûts pour l’hôpital et le système de santé.iv

La modélisation médico-économique évalue l’impact qu’aurait la réalisation systématique de tests ID/AST dès le début du parcours de soins, avant toute aggravation clinique. Fondée sur des données hospitalières réelles provenant de la France, elle intègre l’épidémiologie, les parcours de soins, les coûts, l’évolution vers le sepsis, la mortalité et les conséquences à long terme sur une période de 13 mois. Le modèle a ensuite été validé et adapté pour chacun des pays du G7 à partir de données locales, notamment l’incidence, les pratiques de tests diagnostiques et les coûts des soins de santé spécifiques à chaque pays, et soumis à l’examen d’experts cliniques afin de garantir la conformité avec les pratiques et standards nationaux. Les résultats sont cohérents au Canada, en France, en Allemagne, en Italie, au Japon, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Une identification plus rapide améliore considérablement les résultats cliniques
Des études antérieures ont démontré que les technologies d’ID/AST rapides permettent de fournir des résultats diagnostiques exploitables en moins de 30 heures, ce qui réduit considérablement les délais par rapport aux pratiques actuelles de prise en charge dans chaque pays. S’appuyant sur ces éléments probants, l’analyse de l’OHE mesure l’impact clinique de l’intégration de ces diagnostics plus rapides dès le début du parcours de soins.

Dans les sept pays étudiés, les résultats de la modélisation médicoéconomique montrent qu’un accès précoce aux informations diagnostiques peut chaque année éviter que des milliers de patients atteints d’une infection du sang ne progressent vers un sepsis ou un choc septique. Le nombre de cas de sepsis diminue en moyenne de plus de 20 %, entraînant une réduction de la mortalité associée ainsi qu’une baisse significative des complications post-sepsis à long terme, avec un impact positif sur la qualité de vie des patients.

Un investissement rentable à l’échelle du système de santé
Dans l’ensemble des pays du G7, l’évaluation montre que l’utilisation de tests rapides d’ID/AST dès le début du parcours de soins génère systématiquement des économies, quel que soit le mode d’organisation ou de financement de chaque système de santé.

Entre 53 % et 83 % de ces économies sont réalisées dès l’hospitalisation initiale, période où les conséquences cliniques et économiques d’une aggravation de l’état de santé sont les plus marquéesv. En permettant un diagnostic précoce, les tests rapides d’ID/AST réduisent le risque d’évolution vers les phases les plus lourdes et les plus coûteuses de la prise en charge du sepsis.

Au Canada, ces tests permettent une économie estimée à environ 1 000 dollars par patient, soit près de 42 millions de dollars d’économies annuelles, résultant à la fois des coûts évités en phase aiguë et de la diminution des complications à long terme.iv

Les arguments en faveur d’un changement de politique
Aujourd’hui, les diagnostics ne représentent qu’une part marginale des dépenses de santé. Pourtant, ils restent évalués selon des cadres qui ne reflètent pas leur impact global sur les systèmes de santé et la population. Ils demeurent intégrés à des modèles de remboursement forfaitaires qui les considèrent comme des coûts plutôt que comme des leviers de valeur, et soumis à des incitations inadaptées : les laboratoires en supportent les dépenses, tandis que les bénéfices économiques sont captés par d’autres acteurs du système de santé.

« Cette analyse fournit aux décideurs politiques canadiens des preuves convaincantes que les diagnostics rapides créent une valeur remarquable à la fois pour les patients et pour le système de santé – une valeur qui dépasse largement leur coût initial. Des économies annuelles de plusieurs dizaines de millions de dollars à l’échelle du pays et des mesures permettant de sauver la vie de milliers de Canadiens constituent une preuve suffisante pour inciter les réseaux provinciaux et hospitaliers réforment la manière dont les diagnostics sont évalués, financés et intégrés dans les parcours cliniques », déclare John Osiecki, PhD, vice-président des affaires médicales pour l’Amérique du Nord chez bioMérieux.

Ces résultats issus de la modélisation soulignent la nécessité de mener une étude prospective en conditions réelles afin de confirmer leur impact sur les pratiques cliniques. D’ici-là, ils tracent clairement une orientation claire : actualiser les mécanismes de remboursement, renforcer les capacités diagnostiques, aligner les mesures incitatives et intégrer les tests rapides dès les premières étapes du parcours de soins, afin que les patients en bénéficient au moment le plus critique.

L’étude complète, intitulée The Value of Fast Diagnostics in Time-Critical Infections: A Use Case in Bloodstream Infections and Sepsis, peut être consultée sur le site https://www.ohe.org/publications/the-value-of-fast-diagnostics-in-time-critical-infections/

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i Gray A, Chung E, Hsu R et al. Global, regional, and national sepsis incidence and mortality, 1990–2021: a systematic analysis. The Lancet Global Health, 2025
ii Fondation Canadienne du Sepsis. https://www.canadiansepsisfoundation.ca/about-sepsis. Site consulté en mars 2026.
iii Bauer , K.A., Perez, K.K., Forrest, G.N. et Goff, D.A., 2014. Review of rapid diagnostic tests used by antimicrobial stewardship programs. Clinical Infectious Diseases: An Official Publication of the Infectious Diseases Society of America, 59 Suppl 3, pp.S134-145. DOI: 10.1093/cid/ciu547.
iv Kadri, S.S., Lai, Y.L., Warner, S., Strich, J.R., Babiker, A., Ricotta, E.E., Demirkale, C.Y., Dekker, J.P., Palmore, T.N., Rhee, C., Klompas, M., Hooper, D.C., Powers, J.H., Srinivasan, A., Danner, R.L. et Adjemian, J., 2021a. Inappropriate Empiric Antibiotic Therapy in Bloodstream Infections at U.S. Hospitals based on Discordant In vitro Susceptibilities: A Retrospective Cohort Analysis of Prevalence, Predictors and Mortality Risk. The Lancet. Infectious diseases, 21(2), pp.241–251. DOI: 10.1016/S1473-3099(20)30477-1.
v Hassan S., Hamlyn T., Fong H., Hampson G. 2026. The Value of Fast Diagnostics in Time-Critical Infections. OHE Contract Research Report, London: Office of Health Economics.