OTTAWA, Ontario, 28 avr. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- La Mise à jour économique du printemps dresse un portrait des finances plus favorable que prévu, mais une grande partie de ces gains ont déjà été absorbés, ce qui laisse peu de place à de nouveaux investissements ou à des initiatives fiscales favorisant l’exécution du programme gouvernemental en matière de productivité et de croissance.
Le déficit est désormais projeté à 66,9 milliards de dollars, soit 11,5 milliards de moins que ce qui avait été prévu dans le Budget de 2025, et devrait se résorber pour atteindre 53,2 milliards de dollars, conformément à la cible budgétaire du gouvernement.
L’amélioration des prévisions budgétaires s’explique surtout par la résilience du marché du travail et la montée des prix du pétrole, ce qui se traduit par une augmentation des recettes publiques. Cependant, le gros de ces revenus supplémentaires a déjà été affecté à des programmes ciblés, notamment à une bonification du crédit accordée aux ménages à faible revenu.
Selon David-Alexandre Brassard, économiste en chef à CPA Canada, « les changements économiques vont nettement dans le sens d’une hausse des recettes de l’État plutôt que d’un véritable changement du côté des dépenses publiques.
Grâce à la révision à la hausse des recettes, le gouvernement n’a pas eu à réaliser les économies substantielles annoncées quant aux dépenses de fonctionnement, accusant même un écart d’environ 30 milliards de dollars à ce chapitre. »
David-Alexandre Brassard souligne que 80 % des nouveaux revenus générés ont été dépensés au lieu d’être mis de côté afin d’améliorer la situation budgétaire à long terme.
Après révision des données sur le PIB, les niveaux d’endettement ont reculé, mais le ratio de la dette au PIB devrait continuer d’augmenter jusqu’en 2029-2030, ajoute-t-il.
Parallèlement, la mise à jour du gouvernement s’inscrit dans la continuité : elle ne comporte ni d’initiatives majeures en matière de dépenses ni de mesures fiscales audacieuses qui pourraient faire pencher la balance en faveur d’une croissance plus soutenue.
« Les quelques priorités fiscales contenues dans la mise à jour n’ajouteront pas de pressions indues au régime fiscal – déjà complexe – du pays, de sorte que le statu quo continue de prévaloir, déclare Ryan Minor, directeur, Fiscalité, à CPA Canada.
Malheureusement, même si le régime fiscal canadien doit être modernisé pour soutenir la productivité et la croissance à long terme, les changements décrits ne feront pas bouger l’aiguille. »
CPA Canada presse le gouvernement d’adopter une approche plus audacieuse dans le Budget de 2026 afin de concrétiser sa vision en matière de productivité et de croissance dans une conjoncture mondiale incertaine.
Communications avec les médias
Sunny Freeman, directrice, Communications stratégiques et marketing, CPA Canada
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