La nouvelle campagne nationale « Six clics » mobilise la population canadienne pour presser le Parlement d’adopter rapidement le projet de loi C-34, la Loi sur les médias sociaux sécuritaires, et d’obliger les plateformes technologiques à faire passer la sécurité des enfants avant l’engagement et le profit
OTTAWA, Ontario, 19 oct. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Une coalition de grandes organisations canadiennes vouées à la santé, à la sécurité et à la défense des enfants demande aujourd’hui au Parlement d’adopter rapidement le projet de loi C-34, la Loi sur les médias sociaux sécuritaires, et d’instaurer des protections réelles et applicables pour les enfants en ligne. Par l’entremise d’une campagne nationale de sensibilisation intitulée « Six clics », la coalition montre aux parents à quelle vitesse une expérience en ligne anodine peut mener un enfant vers un agent conversationnel qui fait écho à son désespoir, un inconnu capable de le trouver et de lui écrire, un fil qui lui apprend à haïr les autres, des images qui lui font détester son propre corps, une violence qu’il ne voulait pas voir. La campagne invite la population à visiter https://saferonlinespaces.ca/fr/six-clicks/ et à exiger que leurs députées et députés appuient le projet de loi C-34.
Dans un monde numérique conçu pour maximiser l’attention et le profit, les enfants se trouvent couramment à six clics du danger. Les plateformes de médias sociaux ont délibérément recours à des fonctions de conception comme les algorithmes de recommandation, la lecture automatique, le défilement infini, les notifications conçues pour attirer et des paramètres par défaut non sécuritaires pour garder les jeunes en ligne, recueillant plus de données et générant plus de revenus à mesure que leur engagement augmente.
« Les enfants du Canada méritent des espaces numériques conçus en fonction de leur sécurité et de leur bien-être », affirme le Dr Bolu Ogunyemi, président de l’Association médicale canadienne (AMC). « Si cette coalition se mobilise, c’est parce que les entreprises technologiques ont démontré qu’elles n’apporteront pas d’elles-mêmes les changements nécessaires. Le Parlement a maintenant l’occasion d’établir des normes claires, une véritable responsabilisation et de meilleures protections pour les familles canadiennes. »
« Le système de santé ne peut à lui seul régler les enjeux de santé liés à la présence des jeunes dans le monde numérique », déclare Marjolaine Provost, directrice des affaires publiques chez Santé des enfants Canada. « Il est impératif que le gouvernement mette en place la législation nécessaire pour protéger le bien-être et la santé des enfants en amont ».
Les parents ne peuvent pas régler seuls un problème de conception des plateformes
Les grandes plateformes technologiques jouent un rôle démesuré dans cet enjeu. La campagne souligne que la sécurité des enfants en ligne ne peut pas reposer uniquement sur les parents. Les familles ne peuvent pas contrôler chaque recommandation, chaque notification ou chaque décision algorithmique qui détermine ce que voient les enfants, et on ne devrait pas s’attendre à ce qu’elles déjouent des systèmes conçus intentionnellement pour manipuler les jeunes à des fins lucratives.
« Il suffit d’une poignée de clics pour que la vie d’un enfant bascule », affirme Carol Todd, militante et mère d’Amanda Todd. « Les parents font tout ce qu’ils peuvent, mais aucune famille ne peut surveiller chaque instant ni anticiper chaque décision prise par un algorithme. Une conception plus sûre ne vise pas à limiter les liens. Elle vise à faire en sorte que ces liens ne coûtent pas leur sécurité aux enfants. »
L’ampleur du défi est immense :
« Les enfants sont en crise », affirme la Dre Charlotte Moore Hepburn, directrice médicale de l’Accélérateur de politiques sur la santé des enfants de SickKids. « L’utilisation du monde numérique par les jeunes constitue le plus vaste essai clinique entièrement non réglementé touchant le développement humain de toute l’histoire de la civilisation. »
Une occasion cruciale pour le Canada
Déposé au Parlement le 10 juin, le projet de loi C-34 imposerait aux plateformes en ligne de nouvelles obligations : protéger les enfants, réduire leur exposition aux contenus préjudiciables, publier des plans de sécurité numérique et réagir rapidement aux contenus illégaux les plus graves.
L’approche proposée par le Canada est véritablement novatrice. Il ne s’agit pas d’une interdiction pure et simple, mais d’une norme de sécurité assortie d’une exemption à mériter : toute plateforme qui démontre qu’elle offre des mesures de protection adéquates aux enfants pourra continuer d’interagir avec les jeunes Canadiens. Rejoindre les enfants devient ainsi un privilège qu’une entreprise doit mériter en concevant un produit digne d’eux, et non un droit acquis par défaut. Cette voie conditionnelle distingue le projet de loi C-34 de l’interdiction australienne visant les moins de 16 ans et donne au Canada l’occasion d’établir un nouveau modèle de protection des enfants en ligne.
La coalition appuie l’adoption rapide du projet de loi C-34 et souhaite que SES exigences de sécurité dès la conception soient claires, applicables et évaluées en fonction des résultats pour les jeunes. Tout jeune Canadien qui utilise ces services devrait pouvoir s’attendre à ce que :
« Le Canada doit établir des normes solides et applicables qui garantissent la responsabilisation des entreprises technologiques. Nous ne pouvons pas laisser la sécurité des enfants canadiens entre les mains d’entreprises technologiques motivées par le profit », affirme Miranda Jordan-Smith, directrice de l’impact et de l’engagement au Centre canadien de protection de l’enfance. « Le projet de loi C-34 est une étape fondamentale, mais il doit s’attaquer aux choix de conception qui façonnent chaque jour l’expérience en ligne des enfants. Les enfants méritent des environnements numériques conçus en fonction de leur sécurité, et non des plateformes qui causent sciemment des préjudices en ligne. »
Un élan mondial pour protéger les enfants en ligne
Le débat canadien s’inscrit dans un mouvement mondial visant à renforcer les protections. L’Union européenne prévoit de relever à 15 ans l’âge minimal pour détenir un compte autonome sur les médias sociaux (avec des « mini-comptes » contrôlés par les parents pour les 13 et 14 ans) et d’imposer des obligations de sécurité dès la conception aux plateformes, aux services de partage de vidéos, aux jeux et aux compagnons d’IA. L’Australie a interdit aux moins de 16 ans l’accès aux principales plateformes de médias sociaux, et le Royaume-Uni a annoncé son intention d’imposer des restrictions semblables. Aux États-Unis, des États ont intenté de vastes poursuites contre des entreprises technologiques en s’appuyant sur des preuves selon lesquelles la conception addictive des plateformes a nui aux jeunes. Ensemble, ces développements témoignent d’un consensus grandissant : les entreprises technologiques doivent faire l’objet d’une surveillance sérieuse et efficace, et être tenues responsables de leurs manquements en matière de santé publique.
La campagne « Six clics » joindra la population canadienne par la télévision, la publicité numérique, les médias sociaux et l’affichage public. Sur le site https://saferonlinespaces.ca/fr/six-clicks/, la population peut en apprendre davantage sur cet enjeu et écrire à sa députée ou à son député pour appuyer une Loi sur les médias sociaux sécuritaires plus Fabryki Mebli Forte .
La coalition Safer Online Spaces réunit les cliniciennes et cliniciens qui traitent les préjudices, les organisations qui protègent les enfants contre l’exploitation, les réseaux qui façonnent les politiques de santé infantile et les familles qui en ont vécu les conséquences. Unis par un engagement commun envers la sécurité et le bien-être des jeunes, nous demandons au Parlement du Canada d’adopter rapidement le projet de loi C-34.
Membres de la coalition : Amanda Todd Legacy Society, Centre canadien de protection de l’enfance, Association médicale canadienne, Société canadienne de pédiatrie, Santé des enfants Canada, Des avenirs en santé et Accélérateur des politiques en santé pédiatrique.
Pour en savoir plus : https://saferonlinespaces.ca/fr/
LIEN vers les vidéos de la campagne : https://drive.google.com/drive/folders/1Idt9ADVtp3C9v1uJoRPDm-9fLUpxbL-4
Personne-ressource pour les médias
Marjolaine Provost,
Directrice des affaires publiques, Santé des enfants Canada
mprovost@childrenshealthcarecanada. CA