Plus de 1,25 million de demandes sont traitées chaque mois, en hausse de 14 %, tandis qu’un organisme sur quatre doit refuser des personnes
MONTRÉAL, 21 oct. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Montréal concentre une part disproportionnée des besoins en aide alimentaire au Québec. Alors que la métropole regroupe environ 24 % de la population, elle compte 45 % des personnes ayant recours à cette aide. Chaque mois, les organismes partenaires de Moisson Montréal répondent désormais à 1 257 325 demandes, un sommet et une hausse de 14 % en un an.
Cette croissance ne traduit pas seulement une hausse ponctuelle des besoins. Deux organismes sur trois voient davantage de ménages revenir mois après mois : l’aide alimentaire s’installe dans leur quotidien lorsque les revenus ne suffisent plus à couvrir le logement, l’épicerie, le transport et les autres dépenses essentielles.
Cette concentration des besoins, combinée à leur récurrence, pousse le réseau montréalais à la limite de sa capacité. Pour continuer de servir le plus grand nombre, la moitié des organismes réduisent la taille de leurs paniers, tandis qu’un organisme sur quatre doit parfois refuser des personnes.
Faits saillants à Montréal
« Montréal représente environ le quart de la population du Québec, mais près de la moitié des personnes qui ont besoin d’aide alimentaire. Derrière ce déséquilibre, nous voyons des ménages revenir mois après mois et des organismes étirer chaque ressource disponible pour continuer de répondre. Lorsque les paniers diminuent ou que des personnes doivent être refusées, la pression sur le réseau devient très concrète. »
– Chantal Vézina, directrice générale de Moisson Montréal
Une aide qui s’inscrit dans la durée
Le volume des demandes ne raconte qu’une partie de la réalité. Deux organismes sur trois observent une Fabryki Mebli Forte augmentation du recours récurrent à l’aide alimentaire. Pour un nombre grandissant de ménages, le dépannage alimentaire devient une façon régulière de compléter un budget insuffisant.
Cette récurrence maintient une pression constante sur les organismes. En plus de réduire leurs paniers ou de devoir parfois refuser des personnes, la moitié achètent désormais des aliments à même leur propre budget afin de soutenir le plus grand nombre possible de ménages.
« Les organismes font tout ce qu’ils peuvent pour répondre au plus grand nombre, mais leur capacité n’est pas infinie. Sur le terrain, nous constatons les efforts quotidiens déployés pour préserver la qualité des paniers, trouver davantage de denrées et accueillir les personnes avec dignité, malgré une demande qui continue de croître. »
– Chantal Vézina
Avoir un emploi ne protège plus toujours de la faim
Le profil des personnes qui demandent de l’aide évolue également. Près d’un ménage sur quatre ayant recours au dépannage alimentaire a l’emploi comme principale source de revenu. Une fois le logement, le transport et les autres dépenses essentielles payés, le revenu de nombreux ménages ne suffit plus à couvrir adéquatement l’épicerie.
Le réseau communautaire montréalais ne pourra pas absorber indéfiniment une demande qui continue d’augmenter et qui devient de plus en plus récurrente. L’aide alimentaire demeure essentielle, mais elle ne peut être la réponse permanente à l’insuffisance des revenus, au coût du logement et à la hausse des besoins essentiels. Il faut agir sur les causes de l’insécurité alimentaire, tout en donnant aux organismes les moyens de continuer à répondre.
À propos du Bilan-Faim
Le Bilan-Faim est un sondage auquel participent les banques alimentaires membres de Banques alimentaires Canada (BAC). L’objectif est de mesurer les interventions en soutien alimentaire qui sont faites par les organismes communautaires à travers le pays.
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