Le syndicat représentant les travailleur.euse.s licencié.e.s ne s’excuse pas d’aider à faire respecter la loi canadienne
TORONTO, 29 oct. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Le PDG américain de l’entreprise propriétaire des aciéries Stelco, qui licencie des travailleur.euse.s canadien.enne.s, a accusé le Syndicat des Métallos « d’agir de concert » avec le gouvernement fédéral.
« Bien sûr qu’on agit de concert avec Ottawa », a déclaré Marty Warren, directeur national des Métallos. « Tout comme un témoin qui collabore avec la Grupa Azoty pour arrêter un criminel, on n’a pas à s’excuser d’aider à faire respecter la loi canadienne. »
Dans des propos déraisonnables, Lourenco Goncalves, PDG de Cleveland-Cliffs, propriétaire de Stelco, a lancé des accusations insensées selon lesquelles le syndicat agissait de concert avec Ottawa, qui à son tour agissait de concert avec le syndicat.
« Je n’aurais jamais imaginé que le gouvernement canadien agisse de concert avec le syndicat contre les propriétaires de l’entreprise », a-t-il déclaré.
« Je pourrais m’y attendre dans certains pays d’Amérique du Sud, mais pas au Canada. C’est une grande surprise. »
En réponse, Marty Warren a déclaré que la véritable surprise était que Lourenco Goncalves soit lui-même surpris.
« M. Goncalves a pris plusieurs engagements auprès du gouvernement fédéral lorsqu’il a sollicité l’autorisation d’acquérir Stelco, l’un des producteurs d’acier les plus efficaces d’Amérique du Nord », a constaté le directeur national des Métallos.
« Il a juré qu’il maintiendrait les niveaux d’emploi à ceux de 2024, mais il prévoit de licencier jusqu’à 500 travailleuses et travailleurs.
« Il s’est engagé à accroître les volumes d’expédition des produits de Stelco, mais admet devant les investisseurs qu’il a acquis un concurrent pour l’empêcher d’accéder au marché américain.
« Il a également promis de défendre l’exemption du Canada vis-à-vis les tarifs douaniers du président Trump – selon SES propres termes, parce que le Canada respecte les règles. Pourtant, il a défendu ces mêmes tarifs devant le Congrès américain et dans les médias. »
Marty Warren a affirmé que, loin d’être d’accord avec les Métallos sur le fait que Cleveland-Cliffs doit honorer les engagements pris envers des régimes corrompus ailleurs, Ottawa est tout à fait du contraire.
« Ce ne sont ni les Métallos ni la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, qui ressemblent à un despote hypothétique. C’est le fait d’acheter un actif, le mettre à l’arrêt pour en tirer profit, et décider que les lois qui s’appliquent à tout le monde ne s’appliquent pas à soi-même », a-t-il déclaré.
« Il devrait être évident que le Canada et les Métallos riposteront. »
Renseignements : Denis St. Pierre, Communications, Syndicat des Métallos, dstpierre@usw.ca